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Article: Le Gaz de schiste ou gaz de roche mère

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Admin Hania


Le Gaz de schiste ou gaz de roche mère

Par Bourefis Ahcène
Laboratoire de Géologie et Environnement (LGE)
FSTGAT –Université Constantine 1

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Le gaz de schiste suscite depuis quelques années un très vif débat et fait l’objet de fortes controverses qui opposent d’une part, ceux qui voient dans la mise en exploitation de cette ressource un moyen d’assurer une indépendance énergétique et des revenus et d’autre part les mouvements écologistes plus sensibles aux impacts environnementaux induits par la fracturation hydraulique, notamment sur les ressources hydriques. A ce jour, seuls les Etats Unis et le Canada produisent du gaz (et du pétrole) de schiste.



Qu’est ce que le gaz de schiste ?
L’expression «gaz de schiste » est une mauvaise traduction de l’anglais « shale gas». En effet, ce gaz est contenu dans des argiles et marnes litées qui sont des roches sédimentaires et non dans le schiste qui est une roche métamorphique. Dans la littérature française, on dit souvent gaz de schiste ou gaz de roche mère. La différence entre le gaz de schiste et le gaz conventionnel n’est pas dans sa nature, du méthane essentiellement, ni dans le processus géologique qui le génère le même pour tous les hydrocarbures, la différence entre gaz de schiste et gaz conventionnel réside dans les techniques de leurs extractions, à savoir forage vertical pour un gisement conventionnel et forage dirigé plus (+) fracturation hydraulique pour le gaz de schiste. Pour comprendre pourquoi la nécessité d’un forage dirigé et de la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste, il est nécessaire de revenir au tout début, soit à la genèse des hydrocarbures.



Gisements conventionnels et non conventionnels
 Les roches mères dans lesquels se forment les hydrocarbures ont des caractéristiques de porosité et de perméabilité très médiocres. Du fait de la pression, de la température, du peu d’espace dont ils disposent dans la roche mère et de leurs propres caractéristiques, les hydrocarbures ont tendance à migrer vers la surface. Une partie, néanmoins reste piégée dans la roche mère. Les hydrocarbures expulsés de la roche mère peuvent arriver en surface ou ils se perdent avec le temps. Ils peuvent aussi rencontrer dans leurs migrations des roches poreuses et perméables comme des calcaires ou des grès, ou ils sont emmagasinés: on parle de roche réservoir. Pour former un piège pétrolier efficace, il faudrait que ces roches réservoirs soient surmontées par d’autres qui soient imperméables (roches argileuses, roches salines), en plus de structures géologiques particulières qui empêchent les hydrocarbures de s’échapper. Ce sont ces pièges qui, dans le cas ou ils renferment du pétrole et /ou du gaz, forment ce qu’on appelle un gisement conventionnel (fig). Les hydrocarbures (pétrole et/ou gaz) qu’ils contiennent sont exploités par des forages verticaux.





Les hydrocarbures qui sont restés piégés dans la roche mère (10 à 40% du total) forment ce qu’on appelle le pétrole de schiste ou le gaz de schiste (ou gaz de roche mère). Les roches mères occupent des grandes surfaces (fig. 3) et le pétrole et/ou le gaz s’y trouve piégé de manière diffuse et aléatoire. Il en découle des méthodes d’extraction adaptés qui nécessitent le recours systématique aux techniques combinées du forage dirigé et de la fracturation hydraulique (...).



Aspect environnemental
De grandes quantité d’eau sont nécessaires à la fracturation hydraulique, on utilise en moyenne de 10.000 à 15.000 m3 d’eau par forage (un puits renferme plusieurs forages) ce qui a pour conséquence d’ engendrer des conflits d’usage avec les autres utilisateurs (ménages, agriculteurs, industriels) et des risques sur la préservation de la ressource quand celle ci n’est pas renouvelable.
L’exploitation des gaz de schiste a aussi d’autres effets sur l’environnement, on peut citer :
** les impacts sur le paysage, qui est dû au grand nombre de puits qu’il faut implanter pour exploiter une couche horizontale, sachant qu’un puits de gaz non conventionnel n’est productif que sur une période de 6 ans en moyenne, conséquence, il faut toujours forer de nouveaux puits ;
** émissions des gaz à effet de serre;
** séismicité induite par les processus de fracturation.
Toutefois, le plus grand problème réside dans le risque de pollution des aquifères par le gaz lui même et par le fluide de fracturation. Une partie de l’eau de fracturation remonte en surface dès les premiers jours de l’opération, cette eau est stockée dans des bassins de décantation ou dans des réservoirs, l'autre partie (entre 50 et 70 %) reste en profondeur. L’eau de fracturation est contaminée par les produits chimiques injectés (pour la plupart toxiques voire cancérigènes), par les sels dissous et par les contaminants qui peuvent être naturellement présents dans les formations géologiques, tels les métaux lourds et les éléments radioactifs (radon, uranium ; Plomb…etc..). La pollution des aquifères (qui se trouvent à des profondeurs moindres que les gisements de gaz de schiste) peut être due à des défauts d'intégrité
des puits, à un déversement ou a une défaillance de rétention dans les bassins de décantation, à la remontée des fluides de fracturation à travers des drains ou des failles naturelles.

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Source: http://www.umc.edu.dz/index.php/component/k2/download/4_3dd7f4e4bbe1af02190f32c5e1e0a174

2 Article de presse le Lun 26 Jan 2015 - 8:47

Admin Hania


Article de presse



Gaz de schiste : Nouvelle marche à In Salah en prévision d’une milyonia

El watan du 25/01/2015


Une nouvelle manifestation a été organisée ce matin à In Salah ou la population a réitéré sa mobilisation devant le siège de la daïra avec une marche qui a sillonné la ville avant de revenir au point de départ. Les tentatives de scission du groupe se multiplient dés lors que le gouvernement a décidé de pousser au pourrissement en lançant coup sur coup sa machine de communication institutionnelle multipliant les effets d’annonces et les discours contradictoires pour banaliser cette mobilisation citoyenne qui se tient depuis le 31 décembre 2014 en toute pacifisme à In Salah.


Abdelkader Bouhafs, figure de proue de ce mouvement anti fracking a réagis à cette campagne en expliquant que les voix appelant à changer de mode opératoire, voire laisser tomber la manifestation non stop en libérant les gens, ont été convaincues de tenir le coup. « Vendredi soir, tout a repris » dit-il. Hacina Zegzeg, autre activiste du mouvement estime pour sa part que « les différends se sont apaisés d'eux mêmes.

La tension est vive et il y a parfois des clash qui sont inévitables d’autant plus que ces avis contradictoires existent depuis le début du mouvement et se sont toujours exprimés en toute démocratie, se plaint à l’avis de la majorité ».

Or, malgré un retour progressif à la vie normale, la volonté de continuer le combat semble prendre le dessus. Après une marche de réchauffement ce dimanche, In Salah s’apprête donc à lancer une nouvelle Milyonia demain.   

Oran solidaire
Samedi matin, une quarantaine de citoyens d’Oran ont investi le square Port Saïd sur le Front de mer brandissant des pancartes contre le gaz de schiste. Des universitaires, des leaders du mouvement associatif et autres activistes ont répondu à l’appel lancé en fin de semaine via les réseaux sociaux pour un rassemblement pacifique contre les risques du gaz de schiste et en soutien aux manifestants du Sud. Ferhat Firas, représentant du Collectif des Citoyennes et Citoyens d’Oran et initiateur de l’initiative a interpellé la population sur les dangers du gaz de schiste, parlant franchement « d’une catastrophe écologique et d’une menace pour les  générations futures. ».

Les manifestants se sont proclamés solidaires avec In Salah et les forces vives du sud anti gaz de schiste et appellent à mener une sensibilisation plus active pour mobiliser la société à cet effet.  Jeudi, une conférence sous le thème «Le gaz de schiste en Algérie; de la définition aux enjeux géostratégiques» a été animée par le Dr Moussa Kacem, Maître de Conférences à l’Université d’Oran, Expert en Environnement, Expert en mines et carrières.

En  2011, cet universitaire a été l’un des premiers universitaires à alerter  l’opinion publique contre le gaz de schiste en lançant une pétition. Intervenant à la suite d’une vidéoconférence animée par le géologue Saadallah Abdelkader exerçant en Norvège a donné un aperçu sur les différents types de roches schisteuses avant de conclure que l’exploitation de ce gaz non conventionnel menace le Sahara.

Le Dr Kacem a pour sa part fait part du manque de maîtrise des techniques d’exploitation du gaz de schiste dans notre pays, pour lui l’Algérie n’a ni les moyens, ni le savoir nécessaires pour la récupération des eaux issues de la facturation  hydraulique qui use de produits chimiques très toxiques et aux propriétés cancérigènes. Le Dr Kacem relèvera les pouvoirs publics et Sonatrach ont « fermé le jeu » ; il s’est dit sceptique à propos d’un changement de position.
 
Solidarité tranfrontaliere
Le collectif Algeria Solidarity Campaign (ASC) basé en Angleterre a brassé des voix à travers trois continents grâce à la co-signature d’un communiqué collectif avec plus de 80 organisations d'Afrique, d'Europe et d’Amérique apportant soutien et solidarité à la résistance de la population d’In Salah.
 « Nous, citoyennes et citoyens d’Europe et d’ailleurs, résolument opposés à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, et de tous les hydrocarbures non conventionnels, exprimons notre très forte solidarité aux habitants d’Ain Salah et aux acteurs sociaux locaux en Algérie qui, depuis le  31 décembre, sont en résistance active contre la coalition des entreprises TOTAL, PARTEX et SONATRACH » lit-on sur le communiqué.
Rappelant les résultats néfastes des essais nucléaires français en Algérie, ce collectif dénonce « l’hypocrisie du gouvernement français depuis la déclaration de Laurent Fabius en juin 2014, apportant son soutien aux entreprises françaises qui iraient explorer le gaz de schiste ailleurs, alors que la fracturation hydraulique est interdite en France. ».
Ce collectif salue « l’exemplarité de la détermination des habitants d’In Salah, confrontés depuis toujours à des conditions de vie très difficiles, leur combat existentiel et leur intransigeance à vouloir préserver leur territoire et leurs nappes phréatiques, alors que rien n’est fait par les autorités algériennes pour les aider à maintenir leurs activités. »
Houria Alioua

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